AKIRA KUROSAWA


"C'est le propre des grands peintres que de voir au-delà des apparences.
Ils veulent capter cette chose mystérieuse..."

Portrait d'Akira Kurosawa
Découvrez d'autres sites sur Akira Kurosawa :

Ciné-Club de Caen
Ciné Artistes
Senses of Cinema
Strictly Film School
Cinémathèque Française
Wikipedia
IMBd



 


Akira Kurosawa fut sans conteste un des plus grands réalisateurs de cinéma, et il a laissé une oeuvre gigantesque. Certains vont jusqu'à considérer qu'il fut l'empereur du cinéma nippon.
Japonais, mais aussi très occidental !

Portrait d'Akira Kurosawa


Ce grand réalisateur japonais a tourné les films suivants :

1943 SUGATA SANSHIRO (La Légende du grand Judo)
1944 ICHIBAN UTSUKUSHIKU (Le Plus beau)
1945 ZOKU SUGATA SANSHIRO (La Nouvelle légende du grand Judo)
1945 TORA NO O WO FUMU OTOKOTACHI (Les hommes qui marchent sur la queue du tigre )
1946 ASU O TSUKURU HITOBITO (Ceux qui batissent l'avenir)
1946 WAGA SEISHUN NI KUI NASHI (Je ne regrette rien de ma jeunesse)
1947 WAGA SEISHUN NI KUI NASHI (Un merveilleux dimanche)
1948 YOIDORE TENSHI (L'Ange ivre)
1949 SHIZUKANARU KETTO (Le Duel silencieux)
1949 NORA INU (Chien enragé)
1950 SHUBUN (Scandale)
1950 RASHOMON
1951 HAKUCHI (L'Idiot)
1952 IKIRU (Vivre)
1954 SHICHININ NO SAMOURAI (Les Sept Samouraïs)
1955 IKIMONO NO KIROKU (Vivre dans la peur)
1957 KUMONOSU JO (Le chateau de l'araignée)
1957 DONZOKO (Les Bas-fonds)
1958 KAKUSHI TORIDE NO SAN AKUNIN (La Forteresse cachée)
1960 WARUI YATSU HODO YOKU NEMURU (Les salauds dorment en paix)
1961 YOJIMBO (Le Garde du corps)
1962 TSUBAKI SANJURO (Sanjuro)
1963 TENGOKU TO JIGOKU (Entre le ciel et l'enfer)
1965 AKAHIGE (Barberousse)
1970 DODES'KADEN
1975 DERZOU OUZALA
1980 KAGEMUSHA
1985 RAN
1990 DREAMS (Rêves)
1991 RHAPSODY IN AUGUST (Rhapsodie en août)
1993 MADADAYO (Le Maître)


Akira Kurosawa est né en 1910 à Tokyo, benjamin d'une famille de sept enfants. Il descend d'une illustre famille de samouraïs. Son père, qui est un ancien militaire, donne à ses enfants une éducation stricte. Mais son enfance est marquée par plusieurs drames, la mort de sa soeur, le tremblement de terre du Kanto de 1923 et surtout le suicide de son frère qu'il idolâtrait. Il se passionne pour la peinture. De plus, il acquiert une solide culture cinématographique grâce à son père et surtout son grand frère Heigo qui est critique de cinéma muet. Il s'engage alors dans des actions militantes gauchistes, mais cela le lasse rapidement.
Il devient illustrateur de livres, puis il entre dans le monde du cinéma comme assistant-réalisateur. Il apprend le métier sur le terrain aux côtés du réalisateur Kajiro Yamamoto. Il vend alors quelques scénarios, mais les producteurs refusent qu'il les réalise.
Dans un climat de censure, il réalise malgré tout en 1943 son premier film adapté d'une biographie de Sugata Sanshiro par Tsuneo Tomita, La Légende du grand judo, qui connaît un grand succès au Japon.
Il est important de noter qu'Akira Kurosawa s'attachait à décrire ou à faire une parabole de la société humaine. Ainsi, il dépeignit souvent au long de ses films la pauvreté (Les Bas-Fonds, Dodes'kaden), la violence urbaine (Chien enragé), la maladie et l'immobilité des fonctionnaires (Vivre), la destruction de l'environnement (Rêves), la vieillesse (Madadayo)...
D'autre part, il fit également de nombreuses fresques sur l'époque médiévale (Les Sept Samouraïs, Kagemusha, Ran). Dans ses films, il représente fréquemment des scènes oniriques en utilisant des décors de soie peinte (Dodes'kaden, Kagemusha, Madadayo).
Beaucoup considèrent que Rashomon fut le film de la consécration pour Akira Kurosawa, et à travers lui celui de la reconnaissance du cinéma japonais en Europe (Lion d'or à la Mostra de Venise 1951) et en Amérique (Oscar du meilleur film étranger).
Il tournera aussi de nombreux succès avec L'Idiot, Les Sept Samouraïs, Le Château de l'araignée, Barberousse.
Mais il connait une période difficile entre sa tentative échouée de se tourner vers le cinéma américain et et l'échec de son premier film en couleurs Dodes'kaden. Il fait une tentative de suicide en 1971.
Il est relancé par Dersou Ouzala qui est financé par une société d'URSS et qui lui permet de renouer avec le succès grâce à l'Oscar du meilleur film étranger. Il est aidé pour ses derniers films par des Occidentaux comme Serge Silberman, Coppola et Lucas qui lui permettent de réaliser des chefs d'œuvre comme Kagemusha, Ran ou Madadayo.
Akira Kurosawa meurt en 1998 à Tokyo.



Google
Rechercher sur le WEB
Rechercher sur le site

Retour page d'accueil