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THE MAN WHO KNEW TOO MUCH


Fiche technique :
Film anglais d'Alfred HITCHCOCK
Année : 1934
avec Leslie BANKS (Bob Lawrence), Edna BEST (Jill Lawrence), Peter LORRE (Abbott), Franck VOSPER (Ramon Levine), Hugh WAKEFIELD (Clive), Nora PILBEAM (Betty Lawrence), Pierre FRESNAY (Louis Bernard).
Scénario : A.R. RAWLINSON, Charles BENNETT, D.B. WYNDHAM-LEWIS, Edwin GREENWOOD d'après un sujet original de Charles BENNETT et D.B. WYNDHAM-LEWIS
Dialogues additionnels : Emlyn WILLIAMS
Décors : Alfred JUNGE et Peter PROUD
Directeur de la Photographie : Curt COURANT
Décors : Alfred JUNGE et Peter PROUD
Musique : Arthur BENJAMIN
Montage : H. St C. STEWART
Durée : 84 mn
Genre : Policier
Titre français : "L'Homme qui en savait trop"




L'histoire :
Des touristes anglais passent leurs vacances en Suisse avec leur fille Betty. Ils font la connaissance d'un français, Louis Bernard. Lors d'une soirée, il se fait tirer dessus et tombe dans les bras de Jill. Avant de mourir, il a le temps de lui dire d'aller dans sa chambre et de prendre son blaireau en lui donnant ses clés. Elle avertit alors son mari, Bob qui se rend dans la chambre du français. Il dévisse le blaireau et trouve un message secret inintelligible. Le couple apprend que leur fille a été kidnappée et que sa vie dépend de leur silence. Ce meurtre mystérieux va être le début d'un engrenage de la terreur pour les Lawrence...


Critique :
Brillant film-poursuite où Hitichcock met en place ses futures recettes. Originalité : la mort de Pierre Fresnay survient au milieu d'un intermède comique, surprenant le spectateur au moment où il était en train de rire.
Jean TULARD (Guide des Films, Collection Bouquins, Robert Laffont)

C'est le plus grand succès d'Hitchcock de l'époque, en Angleterre comme en Amérique, où il partira bientôt... Des terroristes, qui s'apprêtent à assassiner un homme politique, enlèvent une petite fille afin de contraindre au silence un couple qui a percé leurs noirs desseins. Dans son livre d'entretiens avec François Truffaut, Hitchcock raconte qu'il aurait voulu ouvrir le film sur un patineur dont les évolutions sur la glace auraient dessiné des chiffres - 8, 6, 0, 2 - qui auraient été , en fait, un code secret. Il y renonce et c'est bien dommage. Comme dans le remake qu'il tournera en 1956 - au Maroc et non plus en Suisse -, on remarque surtout la scène du concert à l'Albert Hall de Londres, avec le fameux coup de cymbale annonciateur du meurtre. Persuadé que son cher suspense s'évanouirait si le spectateur n'était pas au fait de tous les événements, Hitchcock, très pédagogue, insiste - un rien lourdement, pour le coup - sur ses cymbales : il les montre, dès le générique, s'arrange même pour l'écrire plein pot sur l'écran... Qui plus est, afin de bien nous la mettre en tête, il fait longuement écouter aux terroristes l'enregistrement de la cantate fatale... Des années plus tard, il estimait que la version de 1934 avait été réalisée par "un amateur talentueux". Celle de 1956 par "un professionnel".
Pierre MURAT (Télérama)

Extrait du livre de François TRUFFAUT, "HITCHCOCK" :
"Le film commence dans la neige à Saint-Moritz parce que c'est là que nous avions passé notre lune de miel ma femme et moi. De la fenêtre de notre chambre, je regardais souvent la patinoire et l'idée m'était venue de commencer le film en montrant un patineur dont les évolutions sur la glace dessineraient des chiffres, des numéros, 8, 6, 0, 2 et, naturellement, il s'agirait d'un code d'espionnage quelconque. J'ai renoncé à cette idée."
Alfred HITCHCOCK






                           

                           





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